• Notre voyage sur les îles de la grammaire (3)

    Après une parenthèse (désenchantée), nous revoilà au pays de la grammaire. Pour cette étape: direction la ville des mots où nous ferons connaissance avec les différents habitants qui la peuplent. Prêts à réviser vos natures et fonctions, genres et accords? C'est parti!

    Escale n°3

     

    Monsieur Henri lance un pari plutôt audacieux: dans une semaine, nos deux jeunes héros aimeront la grammaire, si ce n’est pas le cas, il cassera sa guitare! Rien que ça! L’enjeu est de taille, il doit être sûr de son coup le bougre. Jeanne, beaucoup moins mais elle le suit cependant jusqu’à la fameuse ville des mots.

     

    C’est le passage le plus connu, et c'est aussi le préféré des enfants, je vous en avais partagé un extrait ici.

     

    La Grammaire est une chanson douce

    De quoi ça parle?

     

    Jeanne et Thomas se retrouve donc à observer une ville miniature, parfaitement semblable à une ville humaine si ce n’est pas la taille, le silence et... les habitants! (en fait, ça ressemble plus à une maquette qu’à une ville, c’est vrai). Seuls des mots la parcourent. Monsieur Henri nous confie qu’ils se sont réfugiés ici après s’être révoltés, lassés de leurs conditions de vie en esclavage (faut avouer que vivre entre une langue aphteuse et une molaire cariée, ça fait pas rêver...)

     

    Jeanne s’aperçoit que les mots, lorsqu’ils libres, s’avèrent particulièrement joyeux et vivants. Son observation lui permet de différencier plusieurs tribus parmi les mots:

    • Ceux qui nomment les choses, comme des étiquettes dans un jardin botaniques. C’est un métier très difficile car il y a beaucoup de choses, de choses nouvelles, de choses qui changent, des choses masculines ou féminines, des choses humaines, des choses invisibles... et pourtant il faut bien tous et toutes les nommer! Du fait, la tribu des noms est la plus nombreuse.
    • A contrario, la tribu des articles est toute petite, et Jeanne en conclue qu’elle est assez inutile. Ce sont des mots «clochettes», qui annoncent le genre du nom qui les suit.
    • Puis il y a les adjectifs, qui sont propriétaires des magasins dans lesquels les noms se rendent pour s’acheter divers habits et déguisements.

     

    Lorsqu’il en trouve un qui lui plait, le nom et son nouvel adjectif doivent passer à la mairie pour se "marier", c’est à dire s’accorder.

     

    Et c'est bien?

     

    Cette scène est très drôle, très visuelle et a beaucoup amusé les enfants. En particulier ils ont aimé l’anecdote du distributeur de «E» qui permet les accords, et ont, enfin, compris que oui, certains adjectifs avait un «E» même au masculin et étaient de ce fait invariables en genre (on peut s’accorder sans changer ce qu’on est... même hors contexte grammatical: c’est beau, non?)

     

    C’est donc là-dessus que nous avons travailler pour cette session, et ce fut un vrai plaisir!

     

    Et avec tout ça, on fait quoi?

     

    Ici l’oeuvre de Poussinette:

     

    La Grammaire est une chanson douce

     

    On retrouve donc les trois tribus de mots qui chacun entre par par la porte qui lui est dédiée: les articles-clochettes à gauche, les noms par la grande porte centrale, les adjectifs à droite. Tout le monde sera amené à se retrouver devant le maire pour ne former qu’un.

     

     

    L'article et sa clochette:

    Notre voyage sur les îles de la grammaire (3)

     

     

    Le nom qui arrive sur le tapis rouge (enfin rose, c'est une vraie fifille...):

    Notre voyage sur les îles de la grammaire (3)

     

    L'adjectif (oui, historique avec un C... quand je dis qu'il y a du boulot)

    Notre voyage sur les îles de la grammaire (3)

     

    Les distributeurs de E:

    Notre voyage sur les îles de la grammaire (3)

     

    Ouf! C’était dense, l’air de rien, nous avons vu:

    • la nature des mots,
    • leur genre,
    • les articles,
    • les substantifs,
    • les adjectifs,
    • les règles d’accord,
    • les épicènes,
    • le groupe nominal...

    MAIS tout ça, dans un esprit festif et détendu.

     

    D’ailleurs ma Puce a même spontanément dessiné des cotillons et des serpentins, avouez que pour illustrer une leçon de grammaire, c’est pas banal!

     

    Encore! Encore!

     

      La prochaine fois, nous découvrirons qu’hélas, la grammaire n’est pas qu'un monde de bisounours et nous vous emmènerons dans les recoins sombres et mal fâmés de la ville des mots: frissons et terreur garantis, BOUH!

     


    Les étapes précédentes:

     

    [Living book]: La Grammaire est une chanson douce

    Notre voyage sur les îles de la grammaire

    Notre voyage sur les îles de la grammaire (2)

     

     


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